Elle “s’élève” comme chaque jour le matin, boit son café et dévore son pain,
Ne sachant que faire de ses mains aux ongles rouge carmin,
Mains de femme fragile mais au combat, si besoin
Scrute le ciel, pour y voir si le soleil est d’or, et décide de vagabonder sur ses chemins.

Aux sons des oiseaux et du murmure des arbres, la priant de venir participer à leur foire,
Derrière sa baie vitrée, souriant à cette douce fanfare, pâle et sans fards,
Elle se sent comme un saule où un peuplier, et hâtive, se prépare
Pour rejoindre l’air de la nature et ses compagnons, les crapauds et têtards, papillons et lézards…

Agacée du bruit des gens et des médias, rêveuse de charmes et de champs de blé
Elle oublie tout et rejoint son pote le rocher, un parmi tant d autres dans sa forêt …
Reposée et en extase sur un bout de  mousse, vue intégrale sur le brouhaha et la mer,
Elle s’invite à s évader dans de merveilleux voyages,
Elle vibre de toute son âme, seule et libre, sans ombrages
Le cœur au ralenti, les odeurs de genêts et fleurs odorantes la transcendent,
Telle une droguée, figée, les yeux grands ouverts sur tant de beauté,
Elle en est presque à s’oublier, pleurer, et y rester pour l’éternité.

Les cours d’eaux reflètent les nuages du ciel, et sont irisés par les rayons du soleil
Parfois, quelques gouttes de pluie subites arrivent, aucune importance sur son état en transe,
Qu’importe le temps dans cette béatitude de ces instants vivants,
Tellement loin de la jungle urbaine, où ne ressort que de la haine,
Si loin des guerres et méchancetés humaines,
Si heureuse de n’appartenir à personne, de ne ressentir que le présent, d’être en pleine osmose avec ses désirs naturels,
Elle bénit l’univers, le cosmos et toutes sortes de galaxies existantes,
Se sent toute petite, microbe de poussière, atome, électron, petite étoile naine…

Électron libre

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